Le chat de chaise. (petite farce féline)
Publié le 19 Octobre 2012
De sa maîtresse il chapeaute la chapelle, se joue d'elle. Les moustaches en éveil il surplombe les sommeils, attentif aux remous des draps sales de la veille.
"Levez-vous fainéants ! Que je puisse vous dire mes miaulements rancuniers d'une écuelle à moitié. Faites du bruit faites du vent, que je puisse engager mon travail de greffier !"
Quel est-il ? C'est facile ;
"Me frotter dans vos jambes,
Esquiver les regards, ignorer vos demandes.
Abîmer vos tapis,
Renverser vos effets, me glisser dans vos lits.
Dédaigner les caresses,
Rester maître de moi, vous maintenir en laisse."
Rassasié, sa maîtresse a cédé. Il retourne se coucher sur la paille bien tressée. Là est sa place.
La chaise a son chat qui lui même a sa chaise plutôt lasse que le chat soit obèse.
De son poste discret, l'observateur aiguisé en a vu et en sait !
A ce stade avancé de cette modeste fable animalière, me viennent à l'esprit des paroles de vieilles âmes aux cheveux bleus, et au cerveau sûrement un peu trop permanentés ;
" Il ne leur manque que la parole à ces ptites bêtes là ! "
Mais que dites-vous là pauvres ères pauvres cloches ! Les casques ridicules auraient-ils surchauffé vos caboches ? Vos paroles mesurez ou taisez-vous à jamais ! Donner un tel don à un chat serait comme peste et nutella !
Car sans le moindre doute possible, il provoquerait dans tout l'univers, une rupture imminente des liaisons adultères !